Interlude musicale.

30 Mai
Le 27 Mai, a enfin eu lieu le concert tant attendu (par moi en tout cas…) de Music Is Not Fun. Le concert était super, comme d’habitude. Mais ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui c’est de ce qu’il s’est passé juste avant. Quelques heures avant le concert, une amie et moi avons réalisé une interview du bassiste du groupe, Valentin. Alors sans plus tarder je vais vous proposer la chose. Et si vous avez des idées des magazines auxquels je pourrais l’envoyer, n’hésitez pas à m’en faire part. J’accompagne l’interview de quelques photos que j’ai faites pendant le concert.

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Interview de Music Is Not Fun au Ninkasi Kafe à l’occasion de la Recycling Party.

Kathleen Weiss interroge Valentin Ducommun, bassiste du groupe.


K. W. : Depuis combien de temps faites vous de la musique et depuis combien de temps vous connaissez vous ?

V. D. : Je connais Julien (le guitariste du groupe) depuis 9 ans maintenant et les autres depuis 4 ans. On fait de la musique ensemble depuis 3 ans 1/2. Moi j’ai commencé la musique quand j’étais petit, comme Julien, parents musiciens, j’ai fais de la musique avec le papa. Lucas (le batteur), lui, a pris des cours de batterie quand il était gamin, à 12, 13 ans. Et Guillaume (le chanteur) a fait le conservatoire en terminale.

K. W. : Comment le groupe s’est il formé ?

V. D. : Moi je connaissais donc Julien du lycée, en Haute Savoie. Guillaume et Lucas se connaissaient aussi par les études. Julien est venu à Lyon un an avant moi. Il m’a dit « il y a un groupe cool à Lyon, il faut y aller ». J’y suis donc allé. Mais en fait Music Is Not Fun existait déjà avant, c’était Guillaume et Lucas tout seuls, en duo guitare, batterie.

K. W. : Justement, d’où vient le nom Music Is Not Fun ?

V. D. : Alors ça, c’est Guillaume. En fait c’est pour dire que la musique c’est quelque chose de sérieux, qu’il ne faut pas faire ça juste pour les filles ou quoique ce soit. Faut faire ça pour la musique, parce que c’est important.

K. W. : Vous composez vous même la musique et vous écrivez vos paroles. Quelles sont vos influences ?

V. D. : Alors il y a des artistes qu’on aimera toujours et qui nous influencent. Ceux qui nous ont donné envie de faire de la musique : les Beatles, les Clash… Après il n’y en a pas vraiment qui nous inspire directement. C’est plus des ambiances… Mais dans l’idée, autant on aime énormément les Beatles, autant on aime Britney Spears. C’est un peu un mélange de beaucoup de choses, ca va des Kinks à Black Eyed Peas, Daft Punk, Bob Marley…

K. W. : D’où vient votre passion pour l’Angleterre ?

V. D. : La passion pour l’Angleterre c’est surtout sur le premier album qui est sorti récemment (British Rendez Vous). Après c’est juste que l’Angleterre c’est le premier pays où tu vas en voyage tout seul avec tes potes au collège. Tu y découvres plein de trucs, tu prends ta première cuite, tu découvres les filles, la vraie musique, Londres, les magasins de fringues… A côté de ça on y est tous retourné fréquemment. Du coup ça nous a donné envie d’écrire sur l’Angleterre. British Rendez Vous c’est une espèce de carte postale. On est en Angleterre et on envoi une carte : « voilà ça se passe comme ça, il y a ça, et ça… ».

K. W. :A propos comme s’est passé la création de votre première album ? La rencontre avec votre manager…

V. D. : On connait Pierre (le manager) depuis longtemps. Il travaille avec nous depuis 3 ans maintenant. On a intégré notre tourneur, P-Box, et entre temps on s’est fait lâcher par notre label. Au final P-Box nous a dit : « c’est bon on prend la production de l’album ». Donc on a enregistré à Grenoble il y a 2 ans avec Jean Pierre Maillard, sur 10 jours. Un mois après on a mixé à Paris avec le duo électro Bosco, ça s’est super bien passé.

K. W. : Le premier volume de votre album est anglais, et récemment il y a un deuxième volume qui est sorti en français. Pourquoi être passé d’une langue à l’autre ?

V. D. :Il y a plusieurs choses. Déjà, artistiquement, la première chose c’est que, comme je l’ai déjà dit, British Rendez Vous c’est la carte postale. Et on s’est dit qu’on ne pouvait pas continuer éternellement à faire des albums sur des mecs qui envoient des cartes postales, ça n’a aucun intérêt. Ensuite, il y a la compréhension, parce dès que tu parles à quelqu’un dans sa langue maternelle, évidemment il comprend mieux, et il va plus ressentir les émotions, il va plus bouger. Après, c’est aussi par honnêteté, on ne peut pas continuer à faire des trucs en anglais alors qu’on est français. On ne voulait pas continuer à faire semblant.

K. W. : Le public lyonnais a un peu la réputation d’être un public froid. Maintenant que vous avez fait des concerts un peu partout en France, vous confirmez ça ?

V. D. : Non… Je ne pense pas que ce soit une question de public, c’est plus que il y a des soirs où il y a un truc qui se passe, et il y a des soirs où il ne se passe… rien. Ca vient autant du groupe que du public. Après c’est vrai qu’à Lyon ils regardent beaucoup et ils écoutent, c’est un peu comme à Paris. Mais ça dépend, on a fait des concerts à Lyon, par exemple au début, au Citron, c’était tout petit, il y avait 3 personnes qui rentraient et puis les gens étaient fous. Et c’était quand même à Lyon…

K. W. :Comment vous vivez votre nouvelle notoriété ?

V. D. : Déjà on est très contents, ça veut dire qu’on fait de la musique plutôt bien. C’est vachement cool, après les concerts les gens viennent te voir pour parler musique, matos… C’est bien, même d’une manière plutôt égoïste et gratifiante. Nous, depuis le début on a toujours échangé au maximum avec le public. On n’est pas du genre à nous cacher dans nos loges.

K. W. : Faites vous quelque chose à côté de la musique ?

V. D. : Non on ne fait rien de professionnel en parallèle. On a évidemment tous des trucs, Julien a ses Vespa, moi je fais du vélo, Lucas fait de l’ordi…

K. W. : Des projets pour la suite ?

V. D. : On est en train de préparer le deuxième album, on fait des maquettes. L’album devrait être enregistré à l’automne 2010. Sinon, pas grand-chose cet été justement à cause de la préparation de l’album.

K. W. : Exporter votre album en Angleterre peut être…

V. D. : Oui c’est une chose à laquelle on pense, qu’on a envie de faire. Mais pour le moment on est un peu détaché du reste, on fait vraiment que de la musique.

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Le site des MINF.

Étant assez prise par le Bac en ce moment j’ai du mal à poster régulièrement. Mais je vous ai quand même programmé un petit article sur LE MARCHE DE LA MODE VINTAGE pour Mercredi !!! Soyez au rendez vous.

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Une Réponse to “Interlude musicale.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Trois petits tours et puis s’en va… | Our Vintage Market's Blog - 9 octobre 2010

    […] simplement de savoir si ca vaut le coup que je continue (je vous rassure, pas d’article sur MINF, ni sur Welling Walrus, à moins que vous en redemandiez […]

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